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Le Fonds en fiducie de la Fraternité des Indiens du Canada (Fonds en fiducie FIC) accepte des demandes pour des programmes éducatifs contribuant à la guérison, à la réconciliation et à l’acquisition de connaissances.

Le Fonds en fiducie FIC alloue des fonds conformément à la Convention de règlement sur les pensionnats indiens de 2007 ‒ la plus importante convention de règlement de l’histoire du Canada qui a accordé une indemnisation aux survivants des pensionnats indiens en raison des expériences qu’ils ont vécues.

Des fonds sont prévus pour les citoyens, gouvernements et organisations Métis et des Premières Nations par l’intermédiaire d’un processus concurrentiel basé sur la présentation de demandes destiné à des groupes et/ou à des particuliers. Le Fonds en fiducie FIC offre une nouvelle possibilité qui est indépendante des volets d’indemnisation qui étaient destinés aux anciens élèves des pensionnats indiens.

Applications

Demande des Particuliers

Présentation de demandes des groupes et organisations

Réussites

Antoine Mountain

« Je suis très reconnaissant au Fonds en fiducie FIC pour son appui. Je continue de travailler auprès des jeunes Dénés de ma communauté à Fort Good Hope (T.-N.-O.). Dans le cadre de ma recherche, j’ai étudié les répercussions du traumatisme des pensionnats indiens sur les jeunes, tout en cherchant des moyens de les aider à affirmer leur identité dénée. Grâce aux résultats de ma recherche, je compte renforcer ma communauté, ainsi que moi-même. Ma recherche a été complexe, mais le financement m’a aidé à poursuivre mes études. »

« Nous avons ressuscité la culture et les traditions des Gitksans par les arts, les langues, le chant, l’alimentation traditionnelle et la médecine traditionnelle. À la fin du programme, les participants avait acquis une meilleure confiance en soi, s’exprimaient d’une manière ouverte et parlaient avec fierté et espoir de leur langue, de leur culture et de leur identité. » 

Le programme d’éducation des Gitksans axé sur la terre et la culture a redonné confiance aux jeunes. Ceux-ci ont suivi un apprentissage sur la culture en général et l’art du conte et ont participé à une récolte traditionnelle et à celle de remèdes traditionnels. Les cours ont permis d’atténuer les traumatismes intergénérationnels et de faire connaître les chefs de maison et les clans de pères respectifs aux jeunes. Le programme encourageait les jeunes à devenir des chefs de file dans leur communauté et à utiliser leurs connaissances traditionnelles pour guérir, conjurer l’adversité, acquérir une plus grande confiance en soi et être fiers de leur identité autochtone.

Programme d’éducation holistique pour les jeunes axé sur la terre de Senden : https://www.youtube.com/watch?v=y-pIpxONTwE

« Mon expérience d’apprentissage culturel m’a rendue humble. J’ai pu apprendre des connaissances et des traditions mi’kmaq. Je suis très contente d’avoir acquis tous ces éléments de ma culture car, selon ma famille, c’est notre responsabilité de transmettre ces enseignements. J’espère les communiquer à ma communauté. Les relations avec le Fonds en fiducie FIC ont été simples et directes. Les représentants du Fonds à qui j’ai eu affaire étaient efficaces, professionnels et très amicaux. »

Upper Nicola Indian Band

 Dans le cadre du programme Kwu Xast, les étudiants ont participé à des ateliers linguistiques et appris l’okanagon.  Ils se sont rendus dans des territoires traditionnels et ont pu écouter les histoires de gardiens du savoir. »

Le mandat premier du programme « We Are Better Together » était de s’attaquer à certains des problèmes importants engendrés par les pensionnats indiens, dont la perte de la langue, de la culture et de la structure familiale ainsi que la rupture d’avec la terre.  Des ateliers d’okanagon, sur le savoir traditionnel et sur la préparation de mets traditionnels ont eu lieu chaque saison pendant l’année; des éléments d’identité culturelle, d’estime de soi et d’expression ainsi que de conscience de soi y ont en outre été intégrés. Les participants ont en outre appris où se trouvaient les territoires traditionnels, la pêche à la truite et au saumon rouge, la cueillette de baies et le ramassage de plantes et de thé. Le programme comprenait également une marche, la « Calling Our Spirits Home – Healing Walk », entre le pensionnat indien de Kamloops et les communautés de Quilchena et de Spahomin. Il s’agissait de favoriser la solidarité et la guérison en tant que groupe.  L’intérêt marqué à l’égard des ateliers et de la marche, et la forte participation viennent confirmer que de telles activités sont nécessaires et qu’elles ont des bienfaits directs sur les personnes, les familles et la communauté.

« En tant que survivant intergénérationnel des pensionnats indiens, j’accorde une très grande importance à cette bourse d’études car elle me fait penser aux survivants des pensionnats indiens de ma famille et de ma communauté. Grâce à ces études en affaires, je contribuerai grandement au développement économique de ma communauté de Première Nation et je réaliserai mon souhait d’établir de nouvelles relations de travail dans le domaine de l’entreprise sociale en vue de faire progresser les attentes des Autochtones en matière de souveraineté, d’appartenance à la nation et de réconciliation. »

« La Stratégie sur les langues autochtones du Manitoba est une initiative dirigée par un comité. Elle est destinée à revitaliser, conserver et promouvoir les langues autochtones dans la province et à en assurer la survie. Grâce au financement, l’organisation a pu mettre sur pied un programme de certification d’enseignants de langues. Il s’agit d’un projet important pour le Manitoba. Nous sommes très reconnaissants au Fonds en fiducie FIC de sa volonté de nous aider à le réaliser. »

Les responsables de la Stratégie sur les langues autochtones du Manitoba ont organisé des groupes de discussion, une recherche, des réunions et une mobilisation auprès de dirigeants de facultés, de futurs et anciens étudiants et d’aînés. L’objectif était de revitaliser, préserver et promouvoir les langues autochtones par la création d’un programme de certification d’enseignants de langues autochtones. Le modèle linguistique final peut être adapté aux caractéristiques particulières de chaque institution de la province.

« Je suis très heureuse d’avoir reçu ces fonds car les études sont parfois très difficiles à assumer sur le plan financier. Ils m’ont aidé à bientôt réaliser mon rêve en matière d’éducation, à savoir de devenir une enseignante. Je crois vraiment que les étudiants qui reçoivent une aide financière se sentent ensuite plus rassurés. Je suis très reconnaissante au Fonds en fiducie FIC de cette bourse d’études. »

« Le Fonds en fiducie FIC a donné à la Première Nation de Swan River l’occasion d’aider des élèves à contribuer à la revitalisation de la langue et de la culture cries dans notre communauté par l’intermédiaire de cours de langue, d’activités dans le cadre du programme Bon départ et de plusieurs activités culturelles. Ainsi, grâce au programme Metoni kwayask awasisak kistohtamowsowak nehiyawin, les jeunes ont appris à être fiers de leur culture et à faire des choix sains. »

L’objectif principal du programme d’apprentissage du cri est d’exposer les élèves à leur langue et à leur culture lors d’activités en classe et à l’extérieur. Nous avons enseigné des habiletés traditionnelles liées à la terre et invité des Aînés et des survivants à transmettre leurs connaissances et à raconter leurs expériences aux jeunes.  Bénévolement, des Aînés sont venus à l’école pour enseigner aux élèves; ils leur ont raconté des histoires et ensemble, ils ont fabriqué des tambours et des crécelles et cousu des regalias et des habits traditionnels. Des gardiens du savoir ont aussi appris aux jeunes à construire des abris, à danser, à faire un feu, à identifier les arbres, à ramasser des herbes, à cultiver des plantes médicinales, à pêcher et à piéger le petit gibier. Tout le long de l’année, des fêtes et des rassemblements ont également été organisés pour souligner les réalisations des élèves dans le cadre du programme et leurs progrès en cri.

« Lorsque j’ai su que j’avais été sélectionné, je me suis senti honoré et, en quelque sorte, soulagé. J’ai reçu un cadeau et j’en suis très reconnaissant. J’estime avoir été récompensé pour mon travail. Mes grands-parents voulaient que j’arrête le cycle; ils ont cru en moi. Ce sont eux qui ont fait de moi ce que je suis devenu. Je m’efforce constamment de faire de bons choix; des choix qui auront des retombées positives dans ma famille et ma communauté. »

« Nous remercions le Fonds en fiducie FIC d’avoir investi dans la guérison et la résilience des Métisses. Les survivantes métisses ayant subi un traumatisme ont souvent de la difficulté à recueillir les fonds nécessaires pour obtenir des conseils de professionnels et suivre des programmes d’aide en cas de traumatisme propres aux Métis. Le programme a effectivement changé la vie des participantes. »
– Victoria Pruden, directrice exécutive, Bridges for Women Society

Le Fonds en fiducie FIC nous a permis de créer un programme pour offrir des services de guérison, de formation à l’emploi, d’apprentissage de la culture métisse et d’affirmation de l’identité à des personnes ayant subi un traumatisme. Le programme de réadaptation des Métisses offrait un service de consultation professionnelle hebdomadaire aux survivantes et aux membres des familles, ainsi qu’un ensemble d’ateliers. Ces derniers étaient consacrés à la confection de repas traditionnels, à la préparation de remèdes traditionnels et à l’enseignement et création artistiques métisses. Les participantes peuvent maintenant compter sur un réseau de soutien pour elles-mêmes et leur famille, tout en continuant de rompre ou atténuer l’isolement, et entretiennent des liens avec la culture, la langue et la communauté métisses. Elles peuvent également enseigner des rudiments à la prochaine génération et accentuer l’engagement culturel au sein de la famille et de la communauté.

« Le Fonds en fiducie FIC m’a aidé à atteindre mes objectifs scolaires, à savoir devenir ingénieur électricien. La bourse d’études m’a permis de me concentrer sur mes études et d’obtenir des notes au-dessus de la moyenne. Je souhaite mettre au point, concevoir et installer des sources d’énergie plus renouvelables, plus sécuritaires et plus efficaces tant dans ma communauté qu’à l’extérieur. Je veux aider à rendre notre Mère nature encore plus propre et plus écologique; la protection de l’environnement est un élément important dans la culture des Premières Nations. »

« Le programme Indigenous-Science, Technology, Engineering, Arts and Math (I-STEAM) a été conçu en tant que ressource pédagogique ciblée pour l’alphabétisation des adultes. Il comprend des plans de cours innovateurs et intéressants pour tous les niveaux. Il vise aussi à faire comprendre aux étudiants que les disciplines apprises dans le cadre du programme font toujours font partie de la trousse de survie de leurs ancêtres, cela depuis des temps immémoriaux. L’Ontario Native Literacy Coalition (ONLC) souhaite qu’un plus grand nombre d’étudiants fassent carrière dans les domaines du programme et qu’ils sachent que la possibilité de devenir des chefs de file dans ces domaines est imprimée dans leur ADN. »

-Michelle Davis, directrice générale, Ontario Native Literacy Coalition

Le financement du Fonds en fiducie FIC a aidé l’Ontario Native Literacy Coalition à créer un programme unique basé sur la technologie et l’alphabétisation. Le programme I-STEAM permet aux apprenants adultes de découvrir les domaines des sciences autochtones, de la technologie, du génie, des arts et des mathématiques. L’initiative a été lancée à trois endroits en Ontario. De nombreux étudiants étaient prêts et impatients d’y participer. À la fin du programme, ils avaient amélioré leur niveau d’alphabétisation et leur aptitude à trouver un emploi.

Ontario Native Literacy Coalition, Ohsweken, Ontario S’ouvrir à l’indépendance

« Grâce à l’appui du Fonds en fiducie FIC, j’ai pu perfectionner mes compétences dans le cadre du programme Principes fondamentaux d’entreprise. J’espère que les connaissances acquises durant mes études me permettront de devenir une femme entrepreneur prospère dans ma communauté. En tant que survivante des pensionnats indiens, le Fonds en fiducie FIC m’a donné le temps de réfléchir aux initiatives que je devais prendre pour guérir de ce traumatisme et redevenir une personne dynamique.»

« Je m’estime privilégiée et honorée d’avoir pu travailler avec nos partenaires du Chisasibi Cultural and Heritage Centre à la protection de la langue, des récits, de l’histoire culturelle et des pratiques traditionnelles des Cris ― cela montre la résilience et la détermination des Cris face à la colonisation, aux séquelles des pensionnats indiens et à la délocalisation de toute la communauté. Bien que l’Université de Victoria ne constitue qu’un volet du parcours, j’estime qu’il est important de signaler que 23 diplômés sont issus du programme. Ces retombées montrent l’importance d’élaborer conjointement des programmes éducatifs avec des partenaires et intervenants communautaires. »

-Tania Muir, directrice des programmes de gestion culturelle, Division des études continues, Université de Victoria

Le principal objectif du programme a été d’offrir des cours de langues et un certificat en langues personnalisés qui correspondaient aux priorités de la communauté en matière de revitalisation linguistique. Ces cours ont incité et aidé à implanter la langue crie en tant que langue de travail dans les organisations de Chisasibi. Les résultats sont excellents : les capacités linguistiques se sont améliorées et les étudiants ont acquis les compétences, les outils, les connaissances et les stratégies nécessaires pour promouvoir et employer la langue crie dans la communauté. Le sens des responsabilités du personnel du Chisasibi Heritage and Cultural Centre, en tant que gardien de la langue, a été renouvelé et renforcé

« J’envisage de retourner dans ma communauté et de devenir un atout dans l’atteinte de ses futurs objectifs. Je m’estime chanceux d’appartenir à une communauté soudée au sein de laquelle les valeurs familiales sont fondamentales. Au cours des dernières années, les personnes âgées et les dirigeants de la communauté m’ont beaucoup soutenu. J’espère pouvoir leur rendre d’une manière concrète. »

« La nuit dernière, avant d’aller au lit, je pensais à la langue et au sens des mots. Et je me suis souvenu d’avoir entendu ma grand-mère et ma tante me parler avant que j’aille au pensionnat.  La langue, c’est différent maintenant. Les gens ne parlent plus de cette façon.  Après notre cours hier soir, je me suis dit que ce que nous apprenons, c’est la bonne façon de dire les choses. »

– un étudiant du programme d’apprentissage du cri de la communauté de Wemindji

Ce programme communautaire visait à guérir les traumatismes causés par les pensionnats indiens en faisaient revivre la langue crie. Les cours étaient destinés aux étudiants de tous les niveaux, notamment aux Aînés qui n’avaient pas eu l’occasion d’apprendre leur langue, à des gens qui parlaient couramment le cri, mais qui souhaitaient parfaire leurs capacités de lecture et d’écriture, ainsi qu’à des personnes qui ne parlaient pas la langue et qui souhaitaient en apprendre les bases. Ayant réuni 150 participants, le programme a atteint son objectif, à savoir accroître les capacités en lecture et en écriture des survivants et de leurs enfants.  Grâce à la page sur la langue crie, il a également permis de faire rayonner la langue auprès de toute la communauté crie. Comme cette page comptait des abonnés provenant de plusieurs communautés cries, elle a permis de promouvoir la langue et d’en étendre l’utilisation.  Enfin, le programme a aidé notre communauté à s’identifier à notre belle langue et à comprendre l’importance de cette dernière pour ce qui est d’établir un lien avec nos ancêtres et notre culture.

« Chaque fois qu’une personne fait un pas de plus vers la guérison, c’est toute la communauté qui en ressent de la fierté. Le programme « The Ripple Effect » nous permet de parcourir ensemble le chemin vers l’apprentissage et la guérison. C’est une démarche incroyable. »

– Jamie Thomas, coordonnatrice des activités culturelles

« The Ripple Effect » est un programme communautaire qui vise à amener la communauté à renouer avec sa culture. Centré principalement sur la revitalisation de la langue et la tenue d’événements culturels durant l’année, le programme est le résultat d’un partenariat avec le centre de santé de Lennox Island. Notre objectif était d’ouvrir le dialogue sur les conséquences intergénérationnelles que les pensionnats indiens ont eu sur la communauté et de trouver des moyens positifs de guérir. Le programme a été l’occasion de mettre en place des modes et des techniques d’enseignement de la langue qui aideraient les membres de la communauté à parler couramment le mi’kmaq.